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politique politicienne?

politique politicienne?

janvier 30th, 2009 // 12:00 @ V.CAU

Après le rejet de la taxe carbone par le conseil constitutionnel, on peut penser que la sanction concerne les exonérations, que le débat va rebondir et qu’il y a autant de chance que la seconde mouture soit meilleure ou que le projet soit tout bonnement enterré.

Sans vouloir faire mon « Thomas Legrand« , ni de l’analyse politique de comptoir (attention, je ne dis pas que M. Legrand est dans ce registre, car j’apprécie particulièrement ses chroniques) , je me pose des questions : le tacle à Sarkozy 3 mois avant les régionales, peut faire basculer le match. En effet, si le débat et relancé, avec pour ambition de renforcer les assujettis à la taxe, nul doute que le gouvernement va souffrir devant
les diverses corporations, les discutions de bistrot vont repartir, les commentaires vont fuser, bref la rancœur va s’exprimer. La logique veut que le gouvernement aille très vite pour laisser retomber le soufflet avant les élections, mais le risque est grand. D’ou ma question n’est ce pas une manoeuvre politique tout simplement.

Seule solution : expliquer le plus simplement du monde en quoi consistes le marché ETS (la contribution des grands industriels). Expliquer que le problème ne concerne pas que le CO2 et le réchauffement climatique mais aussi notre dépendance et les ENORMES risques à continuer à dépenser du carbone sans compter (ou sans savoir) alors que les prix des énergies vont vraisemblablement augmenter dans des proportions non négligeable. Mieux vaut une taxe douloureuse aujourd’hui avec des lendemains compliqués mais gérables, que « carpe diem » et d’un dépot de bilan quand Armadinejad ou Poutine piqueront une colère et fermeront les robinets.

« au milieu de la difficulté, se trouve l’opportunité » disait Einstein


Category : Bilan carbone

3 Comments → “politique politicienne?”


  1. Fabien

    7 années il y a

    Bonjour,

    La lutte contre le réchauffement climatique est louable mais n’y a t-il pas plus urgent que de chercher à lutter contre un phénomène dont on n’est même pas sûr qu’il soit néfaste ?

    La raréfaction des matières premières, la chute de la biodiversité, l’appauvrissement des terres agricoles sont des périls qui me paraissent bien plus imminents pour l’humanité.

    Qu’en pensez vous ?

    Réponse

  2. Fabien

    7 années il y a

    Bonjour,

    Je ne suis malheureusement pas d’accord avec vous, l’histoire jugera.

    Mon cours de biologie de seconde générale m’a appris que le CO2 est pour la végétation un facteur limitant, donc la hausse de la concentration en CO2 est positive pour la croissance d’une plante.
    En témoigne la taille des fougères des précédentes ères géologiques.

    Par contre, s’il est avéré, le changement climatique risque de rebattre les cartes pas forcément dans le sens voulu par les « puissants » de ce monde.

    A titre personnel, je crains néanmoins bien plus de choses que l’augmentation de la teneur en CO2. Mais cela ne justifie certainement pas de ne pas se préoccuper de la dépendance de notre
    civilisation aux énergies fossiles.

    Bien à vous

    Fabien

    Réponse

  3. ty

    7 années il y a

    Bonjour Fabien
    Je ne suis pas spécialiste du réchauffement climatique, je me réfère au discours des professionnels du sujet, les quelques milliers de scientifiques du GIEC. Qui se trompent, c’est sûr, mais dans
    quel ordre de grandeur? Si vous voulez connaitre le problème de la disparition des sols, vous allez voir un spécialiste, un Claude Bourguignon. Pour les conséquences du réchauffement, c’est pareil,
    mieux vaut demander à ceux dont c’est le métier. Et que disent ces braves gens : effectivement jusqu’à un certain point, la concentration de CO2 et le réchauffement vont accroitre les rendements
    agricoles et la photosynthèse, au delà d’un certain seuil le phénomène s’inverse (et peut s’amplifier par rétroactions). La chaleur et la sècheresse du printemps 2003 était notable mais gérable,
    mais je me rappelle que les arbres (des chênes) ont tombés les feuilles en juin/juillet (phénomène de protection contre la deshydratation). Mais si l’été 2003 devient la norme…ben, les chênes, au
    bout de 3 ans de ce régime, ils ne sont pas en forme. Effectivement, si les sols le permettent une espèce pourra prendre la place, mais en quelques decennies/siècles.
    Je ne saurais trop vous conseiller le résumé du GIEC, jetez y un oeil. (page
    13)

    Cordialement

    Réponse

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